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Démarche

Christian Maillard: un photographe autodidacte

C’était l’Algérie, dans les années cinquante. Les parents fonctionnaires avaient décidé de s’y installer avec leurs enfants. Un pays rempli de soleil et de lumière. De ce long séjour, il reste des dizaines de petites images noir et blanc, aux bords crénelés, prises par le père.

Pour l’aîné des enfants, l’attrait du voyage est déjà là : Kabylie, Mzab, la côte Est, Tipasa… plages dorées, mer bleu profond, montagnes arides, déserts, les paysages, les visages, les gens…

De retour en France, il se fait offrir un appareil photo. Il est maintenant adolescent. Les premières images sont prises à Rome, lors d’un voyage familial. Plus tard, après le baccalauréat, à Varsovie et à Moscou, lors d’un déplacement d’étudiants. Et puis aussi pendant de longues marches l’été dans les montagnes.

Plus tard, le mariage, les enfants, le métier… et encore les voyages. Le beau-père, excellent photographe lui-même, prête un appareil photo plus performant. L’autodidacte continue à prendre des images en noir et blanc. C’est ce qui l’attire le plus.

En 1997, c’est la rencontre avec un photographe professionnel talentueux, un voisin, qui lui ouvre de nouvelles portes. Le voisin lui apprend le tirage argentique et lui cède sa place pour une première exposition, Symphonies alpines. C’est réussi. Les expositions s’enchaînent. Le regard et le cadrage s’affinent. Les voyages continuent : États-Unis, Italie, Portugal, Europe de l’Est, Égypte, Madagascar…

C’est là qu’il trouve sa meilleure inspiration, rebondissant d’image en image.

En 2007, il quitte la radio publique ; être photographe devient son nouveau métier. Il rencontre Françoise et Alain Paviot qui lui permettent, en l’accueillant dans leur galerie pour plusieurs expositions, de devenir, lui, l’autodidacte, un quasi-professionnel. Les virées dans les pays lointains ou proches se poursuivent ; les États-Unis et l’Europe, souvent, mais aussi l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale, l’Extrême-Orient et puis l’Afrique….

L’Hasselblad X Pan a remplacé le Contax pour capter sans recadrage et sans exotisme scènes de rue, paysages, architecture, images et visages insolites…

De la rencontre avec Thomas Zander, galeriste et éditeur qui lui aussi aime ses photographies faites de gens et de choses, de mer ou de montagnes et de villes, naît un livre à paraître à l’automne 2017 chez l’éditeur allemand Hatje Cantz.

Le site Internet qu’il vient de créer lui permet de montrer de nombreuses images noir et blanc ou couleur qu’il a classées dans des portfolios correspondant à quelques-uns de ses thèmes favoris ou à ses voyages récents.